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est le complément des sites :
Dhamma-anussati : enseignements du Bouddhisme theravada
Buddha-Anussati : Suttas, satipatthana, parinibbana…

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Chez les bouddhistes suivant les textes palis la priorité est donnée aux paroles du Bouddha, mais non pas aux analyses ou aux déclarations de tel ou tel maître bouddhiste ancien, médiéval ou moderne. Dans les Écritures canoniques, il existe de nombreuses discussions entre les disciples laïcs et les bhikkhus, mais dans ces discussions les participants mentionnent souvent : « Ainsi dit le Bienheureux » (vuttā bhagavatā) ou « Ainsi ai-je entendu » (evam me sutam). De nos jours encore, les prédicateurs bouddhistes fidèles aux textes palis ne parlent pas en leur propre nom, mais ils présentent les choses selon les textes canoniques en se référant toujours au Corpus canonique. C’est pourquoi ces bouddhistes ne parlent pas de l’enseignement de tel ou tel bhikkhu ou de tel ou tel maître, mais de l’Enseignement du Bouddha.
Il est possible que cette idée vienne en vous : “La parole du maître est une chose du passé. Nous n’avons plus de maître.” Ô Ānanda, cela ne doit pas être vu ainsi. Il y a une doctrine enseignée et une discipline établie. Après mon départ, cette Doctrine et cette Discipline deviennent votre maître » À ce propos, nous pouvons également citer le sermon intitulé Maha padesa-sutta dans lequel il est déconseillé d’accepter la parole d’un bhikkhu même très savant et vertueux sans juxtaposer son explication aux sermons et à la Discipline. Nous lisons dans ce texte :
« Supposons qu’un bhikkhu déclare : “C’est en face du Bienheureux, ô frère, que je l’ai entendu. C’est en face de lui que je l’ai appris : c’est cela la Doctrine, c’est cela la Discipline, c’est cela l’enseignement du maître.” Or, les paroles de ce bhikkhu ne doivent être ni accueillies ni rejetées. Sans les accueillir, sans les rejeter, mais en ayant étudié soigneusement les syllabes et les mots de ces paroles, il faut les confronter aux Sermons (sutta), il faut les comparer à la Discipline. Ainsi, après les avoir confrontées aux Sermons et après les avoir comparées à la Discipline, si elles s’avèrent ne pas être en conformité avec les sermons ni en accord avec la Discipline, vous devez arriver à cette conclusion : “Ce n’est sûrement pas l’enseignement du Bienheureux qui est l’Arahant, parfaitement éveillé. Son enseignement a été sûrement mal compris par ce bhikkhu.” [En concluant ainsi] vous devez rejeter les paroles de ce bhikkhu.
« […] Supposons qu’un bhikkhu déclare : “Dans telle ou telle résidence monastique se trouve un bhikkhu solitaire qui a beaucoup appris, à qui la tradition a été transmise, qui est bien versé dans la Doctrine, qui est bien versé dans la Discipline, qui est bien versé dans les Sommaires. C’est en face de lui, ô frère, que je l’ai entendu. C’est en face de lui que je l’ai appris : c’est cela la Doctrine, c’est cela la Discipline, c’est cela l’Enseignement du maître.” Or, les paroles de ce bhikkhu ne doivent être ni accueillies ni rejetées. Sans les accueillir, sans les rejeter, mais en ayant étudié soigneusement les syllabes et les mots de ces paroles, il faut les confronter aux sermons (sutta), il faut les comparer à la Discipline. Ainsi, après les avoir confrontées aux sermons et après les avoir comparées à la Discipline, si elles s’avèrent ne pas être en conformité avec les Sermons ni en accord avec la Discipline, vous devez arriver à cette conclusion : “Ce n’est sûrement pas l’Enseignement du Bienheureux qui est l’ Arahant, parfaitement éveillé. Son Enseignement a été sûrement mal compris par ce bhikkhu.” [En concluant ainsi] vous devez rejeter les paroles de ce bhikkhu. […] »
Mohan Vijayatna : “Les enseignements du Bouddha”