DHAMMA-ANUSSATI
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dans le satipatthana


cadremaha

Dans la dernière partie du Satipatthana-sutta, le bouddha développe les quatre Nobles Vérités... en y démontrant toutes les subtilités qui seront analysées par la suite dans les textes de l'Abhidhamma... Nous pouvons avoir l'impression d'une lassante répétition, pourtant il n'en n'est rien... de toutes petites variantes apportent des subtilités qui sont là pour nous faire avancer.

Comment pourrait-il y avoir répétition quand celui qui lit n'est jamais le même, de ligne en ligne de fois en fois celui qui a lu n'est déjà plus là ?..



***


Les quatre Nobles Vérités.

Puis encore, O bhikkhus, un bhikkhu demeure dans la contemplation des objets mentaux

sur les objets mentaux des Quatre Nobles Vérités.

Et comment, O bhikkhus, un bhikkhu demeure-t-il dans la contemplation des objets mentaux

sur les objets mentaux des Quatre Nobles Vérités ?

Voici, O bhikkhus, un bhikkhu comprend selon la réalité: " Ceci est souffrance ".

Il comprend selon la réalité: " Ceci est l'origine de la souffrance ".

Il comprend selon la réalité: " Ceci est la cessation de la souffrance ".

Il comprend selon la réalité: " Ceci est la voie menant à la cessation de la souffrance ".


1. Qu'est ce, O bhikkhus, que la Noble Vérité de la Souffrance ?

La naissance est souffrance, la vieillesse est souffrance, la maladie est souffrance,

la mort est souffrance, le chagrin, les lamentations, la douleur,

l'affliction et le désespoir sont souffrance; être uni à ce que l'on aime pas est souffrance,

être séparé de ce que l'on aime est souffrance, ne pas obtenir ce que l'on désire est souffrance,

en bref, les cinq agrégats d'attachement sont souffrance.

Et qu'est-ce, O bhikkhus, que la naissance ?

Pour tels ou tels êtres, appartenant à telle ou telle espèce, leur naissance,

leur origine, leur conception, leur venue au monde,

la manifestation de leurs agrégats, l'acquisition des sphères des sens, -

ceci est appelé, O bhikkhus, la naissance.


Et qu'est-ce, O bhikkhus, que la vieillesse ?

Pour tels ou tels êtres, appartenant à telle ou telle espèce, la vieillesse,

le déclin croissant, la fragilité, l'apparition des cheveux blancs et des rides,

la diminution des forces vitales, l'affaiblissement des facultés sensorielles, -

ceci est appelé, O bhikkhus, la vieillesse.


Et qu'est-ce, O bhikkhus, que la mort ?

Pour tels ou tels êtres, appartenant à telle ou telle espèce,

le départ, la disparition, leur destruction, leur disparition,

leur mort, l'achèvement de leur vie, la dissolution des agrégats, le rejet du corps, - ceci est appelé, O bhikkhus, la mort.


Et qu'est-ce, O bhikkhus, que le chagrin ?

Quoi que l'on subisse par telle infortune ou tel contact avec un phénomène douloureux,

le chagrin, la tristesse, l'état d'esprit attristé, le chagrin intérieur, le malaise intérieur, -

ceci est appelé, O bhikkhus, le chagrin.


Et qu'est-ce, O bhikkhus, que les lamentations ?

Quoi que l'on subisse par telle infortune ou tel contact avec un phénomène douloureux,

est plainte, lamentation, l'état de gémissement et de lamentation, -

ceci est appelé, O bhikkhus, les lamentations.


Et qu'est-ce, O bhikkhus, que la douleur ?

La douleur physique et la gène physique,

la sensation pénible et désagréable produite par un contact physique, -

ceci est appelé, O bhikkhus, la douleur.


Et qu'est-ce, O bhikkhus, que l'affliction ?

La douleur mentale et la gène mentale,

la sensation pénible et désagréable produite par un contact mental, -

ceci est appelé, O bhikkhus, l'affliction.


Et qu'est-ce, O bhikkhus, que le désespoir ?

Quoi que l'on subisse par telle infortune ou tel contact avec un phénomène douloureux,

la détresse et le désespoir, l'état déprimé et désespéré -

ceci est appelé, O bhikkhus, le désespoir.


Et qu'est-ce, O bhikkhus, que la souffrance d'être uni à ce que l'on aime pas ?

Il y a des formes, les sons, des odeurs,

des goûts, des contacts et des objets mentaux déplaisants,

désagréables et repoussants qui produisent le malaise, sont maléfiques, inconfortables, perturbants;

être unis, en contact, ensemble et joints à eux, -

ceci est appelé, O bhikkhus, être uni à ce que l'on aime pas


Et qu'est-ce, O bhikkhus, que la souffrance d'être séparé de ce que l'on aime ?

Il y a des formes, les sons, des odeurs, des goûts,

des contacts et des objets mentaux plaisants, agréables et attirants qui produisent le bien-être,

sont bénéfiques, confortables, reposants;

il y a les mères, les pères, les frères, les soeurs, les frères aînés ou cadets,

les amis, les compagnons, les relations familiales;

ne pas être réunis, en communauté, ensemble et séparés d'eux, -

Ceci est appelé, O bhikkhus, être séparé de ce que l'on aime


Et qu'est-ce, O bhikkhus, que la souffrance de ne pas obtenir ce que l'on désire ?

Chez les êtres sujets à la naissance, le désir apparaît:

'O puissions-nous ne pas être sujet à la naissance ! O, si cette naissance n'était pas survenue!'

Mais on ne peut pas avoir cela par un simple souhait

et ne pas obtenir ce que l'on désire est souffrance. -

Ceci est appelé, O bhikkhus, ne pas obtenir ce que l'on désire


Chez les êtres sujets à la vieillesse, le désir apparaît: '

O puissions-nous ne pas être sujet à la vieillesse ! O, si cette vieillesse n'était pas survenue!

' Mais on ne peut pas avoir cela par un simple souhait

et ne pas obtenir ce que l'on désire est souffrance. -

Ceci est appelé, O bhikkhus, ne pas obtenir ce que l'on désire


Chez les êtres sujets à la maladie, le désir apparaît:

'O puissions-nous ne pas être sujet à la maladie ! O, si cette maladie n'était pas survenue!

' Mais on ne peut pas avoir cela par un simple souhait

et ne pas obtenir ce que l'on désire est souffrance. -

Ceci est appelé, O bhikkhus, ne pas obtenir ce que l'on désire


Chez les êtres sujets à la mort, le désir apparaît:

'O puissions-nous ne pas être sujet à la mort ! O, si cette mort n'était pas survenue!

' Mais on ne peut pas avoir cela par un simple souhait

et ne pas obtenir ce que l'on désire est souffrance. -

Ceci est appelé, O bhikkhus, ne pas obtenir ce que l'on désire


Chez les êtres sujets au chagrin, le désir apparaît:

'O puissions-nous ne pas être sujet au chagrin ! O, si ce chagrin n'était pas survenu !

' Mais on ne peut pas avoir cela par un simple souhait

et ne pas obtenir ce que l'on désire est souffrance. -

Ceci est appelé, O bhikkhus, ne pas obtenir ce que l'on désire


Chez les êtres sujets aux lamentations, le désir apparaît:

'O puissions-nous ne pas être sujet aux lamentations ! O, si ces lamentations n'étaient pas survenues !

' Mais on ne peut pas avoir cela par un simple souhait

et ne pas obtenir ce que l'on désire est souffrance. -

Ceci est appelé, O bhikkhus, ne pas obtenir ce que l'on désire


Chez les êtres sujets à la douleur, le désir apparaît:

'O puissions-nous ne pas être sujet à la douleur ! O, si cette douleur n'était pas survenue!

' Mais on ne peut pas avoir cela par un simple souhait

et ne pas obtenir ce que l'on désire est souffrance. -

Ceci est appelé, O bhikkhus, ne pas obtenir ce que l'on désire


Chez les êtres sujets à l'affliction, le désir apparaît: 'O puissions-nous ne pas être sujet à la affliction !

O, si cette affliction n'était pas survenue!' Mais on ne peut pas avoir cela par un simple souhait

et ne pas obtenir ce que l'on désire est souffrance. -

Ceci est appelé, O bhikkhus, ne pas obtenir ce que l'on désire


Chez les êtres sujets au désespoir, le désir apparaît:

'O puissions-nous ne pas être sujet au désespoir ! O, si ce désespoir n'était pas survenu!

' Mais on ne peut pas avoir cela par un simple souhait

et ne pas obtenir ce que l'on désire est souffrance. -

Ceci est appelé, O bhikkhus, ne pas obtenir ce que l'on désire.


Et qu'est-ce, O bhikkhus, que le sens de:

" en bref, les cinq agrégats d'attachement sont souffrance ? "

Ce sont les agrégats de la forme, les agrégats de la sensation, les agrégats de la perception,

les agrégats des formations mentales et les agrégats de la conscience.

C'est ce qu'on appelle: en bref, les cinq agrégats d'attachement sont souffrance.

Ceci, O bhikkhus, est la Noble Vérité de la Souffrance.


2. Qu'est ce, O bhikkhus, que la Noble Vérité de l'Origine de la Souffrance ?


C'est cette 'soif' qui donne lieu à une renaissance,

et qui liée au plaisir et à la passion se réjouit ici et là, à savoir:

la soif des plaisirs des sens, la soif de devenir et la soif d'anéantissement.

Mais où cette soif apparaît-elle? Où prend-elle racine?

Partout dans le monde où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.


Dans le monde de l'oeil, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde de l'oreille, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde du nez, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde de la langue, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde du corps, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde de l'esprit, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.


Dans le monde des formes, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde des sons, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde des odeurs, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde des goûts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde des contacts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde des objets mentaux, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.


Dans le monde de la conscience visuelle, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde de la conscience auditive, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde de la conscience olfactive, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde de la conscience gustative, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde de la conscience tactile, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde de la conscience mentale, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.


Dans le monde du contact de l'oeil, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde du contact de l'oreille, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde du contact du nez, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde du contact de la langue, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde du contact du corps, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde du contact de l'esprit, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.


Dans le monde de la sensation née du contact de l'oeil, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde de la sensation née du contact de l'oreille, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde de la sensation née du contact du nez, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde de la sensation née du contact de la langue, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde de la sensation née du contact du corps, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde de la sensation née du contact de l'esprit, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.


Dans le monde de la perception des formes, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde de la perception des sons, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde de la perception des odeurs, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde de la perception des goûts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde de la perception des contacts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde de la perception des objets mentaux, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.


Dans le monde des intentions envers les formes, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde des intentions envers les sons, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde des intentions envers les odeurs, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde des intentions envers les goûts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde des intentions envers les contacts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde des intentions envers les objets mentaux, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.


Dans le monde du désir des formes, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde du désir des sons, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde du désir des odeurs, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde du désir des goûts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde du désir des contacts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde du désir des objets mentaux, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.


Dans le monde de la pensée appliquée aux formes, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde de la pensée appliquée aux sons, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde de la pensée appliquée aux odeurs, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde de la pensée appliquée aux goûts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde de la pensée appliquée aux contacts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde de la pensée appliquée aux objets mentaux, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.


Dans le monde de l'analyse des formes, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde de l'analyse des sons, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde de l'analyse des odeurs, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde de l'analyse des goûts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde de l'analyse des contacts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Dans le monde de l'analyse des objets mentaux, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif apparaît et prend racine.

Ceci, O bhikkhus, est la Noble Vérité de l'apparition de la Souffrance.


3. Qu'est ce, O bhikkhus, que la Noble Vérité de la Cessation de la Souffrance ?


C'est la complète disparition et l'extinction de cette soif même, son abandon, s'en libérer, s'en détacher.

Mais où cette soif peut-elle être abandonnée?

Où peut-elle être éteinte?


Dans le monde, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, là

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans quel monde, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut-elle être abandonnée et peut elle-être éteinte?


Dans le monde de l'oeil, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde de l'oreille, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde du nez, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde de la langue, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde du corps, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde de l'esprit, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.


Dans le monde des formes, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde des sons, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde des odeurs, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde des goûts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde des contacts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde des objets mentaux, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.


Dans le monde de la conscience visuelle, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde de la conscience auditive, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde de la conscience olfactive, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde de la conscience gustative, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde de la conscience tactile, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde de la conscience mentale, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.


Dans le monde du contact de l'oeil, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde du contact de l'oreille, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde du contact du nez, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde du contact de la langue, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde du contact du corps, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde du contact de l'esprit, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.


Dans le monde de la sensation née du contact de l'oeil, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde de la sensation née du contact de l'oreille, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde de la sensation née du contact du nez, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde de la sensation née du contact de la langue, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde de la sensation née du contact du corps, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde de la sensation née du contact de l'esprit, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.


Dans le monde de la perception des formes, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde de la perception des sons, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde de la perception des odeurs, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde de la perception des goûts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde de la perception des contacts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde de la perception des objets mentaux, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.


Dans le monde des intentions envers les formes, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde des intentions envers les sons, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde des intentions envers les odeurs, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde des intentions envers les goûts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde des intentions envers les contacts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde des intentions envers les objets mentaux, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.


Dans le monde du désir des formes, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde du désir des sons, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde du désir des odeurs, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde du désir des goûts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde du désir des contacts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde du désir des objets mentaux, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.


Dans le monde de la pensée appliquée aux formes, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde de la pensée appliquée aux sons, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde de la pensée appliquée aux odeurs, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde de la pensée appliquée aux goûts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde de la pensée appliquée aux contacts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde de la pensée appliquée aux objets mentaux, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.


Dans le monde de l'analyse des formes, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde de l'analyse des sons, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde de l'analyse des odeurs, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde de l'analyse des goûts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde de l'analyse des contacts, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables, cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Dans le monde de l'analyse des objets mentaux, là où il y a des formes plaisantes et des formes agréables,

cette soif peut être abandonnée et peut être éteinte.

Ceci, O bhikkhus, est la Noble Vérité de la cessation de la Souffrance.


4. Qu'est ce, O bhikkhus, que la Noble Vérité de la Voie menant à la Cessation de la Souffrance ?


C'est la Noble Voie à huit branches,

à savoir: Compréhension Juste,

Pensée Juste,

Parole Juste,

Action Juste,

Moyens d'existence Justes,

Effort Juste,

Attention Juste,

Concentration Juste.


Qu'est-ce, O bhikkhus, que la Compréhension Juste ?

O bhikkhus, c'est la compréhension de la souffrance,

la compréhension de l'Origine de la souffrance,

la compréhension de la Cessation de la souffrance,

la compréhension de la Voie menant à la Cessation de la souffrance;

cela est appelé la compréhension de la souffrance.


Qu'est-ce, O bhikkhus, que la Pensée Juste ?

La pensée libre de désir,

la pensée libre de malveillance,

la pensée libre de cruauté,

cela est appelé la Pensée Juste.


Qu'est-ce, O bhikkhus, que la Parole Juste ?

S'abstenir de dire des paroles fausses,

s'abstenir de colporter des histoires,

s'abstenir de prononcer des paroles dures,

s'abstenir de bavardages,

cela est appelé la Parole Juste.


Qu'est-ce, O bhikkhus, que l'Action Juste ?

S'abstenir d'ôter la vie,

s'abstenir de prendre ce qui n'est pas donné,

s'abstenir de mauvais comportement envers les plaisirs sensuels (adultère...),

cela est appelé l'Action Juste.


Qu'est-ce, O bhikkhus, que les Moyens d'existence Justes ?

Quand le Noble Disciple,

évitant un mauvais moyen d'existence

subvient à ses besoins par un bon moyen d'existence,

cela est appelé le Moyen d'existence Juste.


Qu'est-ce, O bhikkhus, que l'Effort Juste ?

Voici un bhikkhu, face à quelque chose de mal et de non salutaire qui n'est pas encore apparu,

il élève sa volonté, fait un effort, secoue son énergie, y applique son esprit et lutte.

Face à quelque chose de mal et de non salutaire qui est apparu,

il élève sa volonté, fait un effort, secoue son énergie, y applique son esprit et lutte.

Face à quelque chose de salutaire qui n'est pas encore apparu,

il éveille sa volonté, fait un effort, secoue son énergie, y applique son esprit et lutte.

Face à quelque chose de salutaire qui est apparu,

pour le maintenir et ne pas le négliger, pour le développer, l'amener à pleine maturité, le faire grandir,

il éveille sa volonté, fait un effort, secoue son énergie, y applique son esprit et lutte.

Cela est appelé l'Effort Juste.


Qu'est-ce, O bhikkhus, que l'Attention Juste ?

Voici O bhikkhus, un bhikkhu demeure dans la contemplation du corps sur le corps,

ardent, avec claire compréhension,

observant attentivement et ayant écarté la convoitise et les soucis envers le monde.

Il demeure dans la contemplation des sensations sur les sensations,

ardent, avec claire compréhension,

observant attentivement et ayant écarté la convoitise et les soucis envers le monde.

Il demeure dans la contemplation de l'esprit sur l'esprit,

ardent, avec claire compréhension,

observant attentivement et ayant écarté la convoitise et les soucis envers le monde.

Il demeure dans la contemplation des objets mentaux sur les objets mentaux, ardent,

avec claire compréhension,

observant attentivement et ayant écarté la convoitise et les soucis envers le monde.

Cela est appelé l'Attention Juste.


Qu'est-ce, O bhikkhus, que la Concentration Juste ?

Voici, O bhikkhus, un bhikkhu:

Détaché des plaisirs sensuels grossiers, détaché des choses non salutaires,

avec pensée appliquée à un objet (vitakka) et pensée analysant cet objet (vicâra),

avec la joie (pîti) et le bonheur (sukha) né de cette discrimination,

il entre dans la première absorption et y demeure.

Lorsque la pensée appliquée à un objet (vitakka) et la pensée analysant cet objet (vicâra) se sont calmées,

et que intérieurement l'esprit est tranquilisé et unifié,

il entre dans un état libre de pensée appliquée et de pensée analytique,

avec le ravissement (pîti) et le bonheur (sukha) né de cette composition de l'esprit;

ainsi il entre dans la deuxième absorption et y demeure.

Avec le détachement du ravissement,

il demeure dans l'équanimité, attentif et clairement conscient,

éprouvant dans son corps ce bien-être dont les Nobles disent: 'équanime

et attentif, il demeure dans le bonheur';

ainsi il entre dans la troisième absorption et y demeure.

Ayant abandonné le bonheur, ayant abandonné la douleur,

ayant résorbé le plaisir et la peine précédente,

il se trouve dans un état au-delà du plaisir et de la souffrance,

purifié par l'équanimité et l'attention;

ainsi il entre dans la quatrième absorption et y demeure.

Cela est appelé la Concentration Juste.


Ceci, O bhikkus, est la Noble Vérité de la Voie menant à la Cessation de la Souffrance.

Ainsi il demeure contemplant les objets mentaux sur les objets mentaux intérieurement.

Ainsi il demeure contemplant les objets mentaux sur les objets mentaux extérieurement.

Ainsi il demeure contemplant les objets mentaux sur les objets mentaux intérieurement et extérieurement.

Il demeure contemplant l'apparition des objets mentaux,

Il demeure contemplant la disparition des objets mentaux,

Il demeure contemplant l'apparition et la disparition objets mentaux.

La conscience: " Voilà des objets mentaux" est établie en lui dans la simple mesure nécessaire à la connaissance et à l'observation attentive. Ainsi il demeure libéré, ne s'attachant à rien dans le monde.


C'est ainsi, O bhikkhus, qu'un bhikkhu demeure contemplant les objets mentaux

sur les objets mentaux des Quatre Nobles Vérités.



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